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Il n’y a pas si longtemps, IBM a annoncé une opération qui aurait plus d’impact sur ses clients que sur ses propres activités : la vente de sept anciens produits logiciels à HCL.

Annoncée en décembre 2018 et officialisée en juin 2019, la vente d’Appscan, BigFix, Commerce, Lotus Notes et Domino, Unica, Portal et Connections a provoqué une onde de choc dans l’industrie. Des entreprises qui avaient construit leur pile technologique en s’appuyant sur l’assistance logicielle d’IBM se sont retrouvées face à un tout nouveau fournisseur, en se demandant peut-être même pourquoi elles avaient renouvelé leur contrat en premier lieu.

L’accord donne également aux décideurs informatiques un aperçu de la manière dont le méga-fournisseur pourrait traiter les anciens logiciels qui permettent à leurs entreprises de fonctionner.

Examinons ce que cela signifie pour les utilisateurs d’IBM et ce que les entreprises peuvent faire pour atténuer autant que possible l’interruption de leurs activités.

CE QUE L’ACCORD ENTRE IBM ET HCL IMPLIQUE POUR LES CLIENTS

Depuis des années, IBM délaisse sa gamme de produits logiciels pour tenter de s’implanter sur le marché en pleine expansion du cloud. Une décision majeure a été prise fin 2018 avec l’annonce de la cession d’un portefeuille de ses solutions à HCL, un fournisseur international de technologies, à seulement 4 % de la valeur du marché.

La nouvelle, qui a d’abord causé un choc, n’était que le point de départ d’autres accords de licence qu’IBM prévoit de cibler à mesure que la société se sépare de son portefeuille de logiciels, comme la vente de la technologie Watson Marketing à la société de capital-investissement Centerbridge en 2019 ou de son portefeuille Algorithmics à SS&C en 2019. Il y a un clair objectif commercial en jeu pour IBM : redistribuer les ressources de ses équipes de développement et d’assistance logicielle à d’autres secteurs de l’entreprise.

En fin de compte, ces types d’accords laissent les entreprises bloquées dans des contrats à long terme sans le moindre droit de regard sur le choix de leur fournisseur d’assistance logicielle. Alors qu’elles avaient commencé un contrat en se sentant en sécurité avec IBM comme partenaire, elles pourraient le terminer en recevant des services d’une entreprise dont elles n’avaient jamais entendu parler auparavant.

Lorsque la technologie joue un rôle aussi important dans l’opérabilité d’une entreprise – en particulier avec des solutions comme Appscan et Commerce – une vente comme celle d’IBM et HCL devient soudainement un risque de perturbation des activités.

IBM peut toujours se targuer d’avoir un portefeuille considérable de produits logiciels et de clients, mais ses activités récentes semblent indiquer que les priorités de l’entreprise ne sont pas là. Les décideurs peuvent s’en inquiéter, sachant qu’IBM continue d’inscrire régulièrement des clients à l’assistance logicielle standard et – lorsque les entreprises souhaitent uniquement conserver leur infrastructure existante – à l’assistance dédiée aux anciens logiciels.

Pour dire les choses simplement, l’accord entre IBM et HCL apporte plus d’incertitude que de clarté.

QUE POUVONS-NOUS APPRENDRE DE L’ACCORD ENTRE IBM ET HCL ?

L’accord entre IBM et HCL s’inscrit dans la continuité d’une tendance qui montre qu’IBM souhaite s’éloigner des anciens logiciels. C’est un grand changement pour les nombreuses entreprises dont les piles technologiques reposent sur ce même logiciel.

Bien qu’elles aient pu éviter les mises à niveau forcées en payant pour une assistance logicielle prolongée, cette fenêtre d’opportunité semble toucher à sa fin avec IBM et le type de service proposé à l’avenir par le fournisseur. Cela oblige ses clients à se tourner vers des options comme HCL, qui, en ce qui concerne le type de service qu’elles fournissent, sont des inconnues.

Ce n’est pas la position dans laquelle une entreprise souhaite se trouver pour maintenir des applications essentielles à sa mission. Pourtant, IBM offre peu de choix à ses clients.

De plus en plus d’entreprises renoncent à la mise à niveau vers des versions dotées de nouvelles fonctionnalités médiocres et préfèrent conserver une infrastructure éprouvée, testée et stable. C’est une stratégie qui, si elle se poursuit, pourrait conduire à la vente de l’assistance logicielle au plus offrant.

Peut-être se souviendra-t-on surtout de l’accord entre IBM et HCL comme du moment où le public s’est tourné vers la tierce maintenance logicielle. L’assistance logicielle n’étant plus assurée par IBM et les prix exorbitants des anciens logiciels étant de toute façon en place, il est logique qu’une entreprise prenne l’assistance logicielle en main.

La tierce maintenance pour les produits IBM s’inscrit dans un marché de la tierce maintenance en pleine expansion, qui s’est en partie développé en raison du modèle prohibitif des anciens logiciels. Celui-ci offre aux entreprises un moyen différent d’obtenir le même niveau de service, voire un meilleur, généralement à moitié prix.

La tierce maintenance représente une alternative viable à la vente continue qui suivra probablement l’accord avec HCL. Face à l’avenir incertain des clients d’IBM, c’est une garantie que beaucoup d’entre eux n’auront jamais.

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